CUSED V

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Une immense prairie recouverte de fleurs très rares s’étendaient sur plusieurs hectares sur les côtés et devant nous. J’en restais bouche-bée, tout comme Jim et Mélisse. Puis cette dernière se jeta dans nos bras en nous remerciant. Elle nous dit :

  • Oh ! Merciiiiiiii ! C’est magnifique !
  • Je suis contente que ça te plaise !

Trois heures plus tard nous étions de nouveau dans notre chambre mais sans Jim qui était allé se coucher. Nous avions dîné et parlé quelques instants jusqu’à 21h30. Maintenant, il est 22h00 et Mélisse est à la douche. Quand fut de retour dans le lit, je vis que ses yeux étaient rouges. Elle avait pleuré…

  • Tu sais, si tu veux en parler, je suis là…
  • Oui… Merci… Bonne nuit !
  • Ok ! Fais de beaux rêves !

 

Il est 10h00 et j’emmène Mélisse au marché pour lui changer les idées car elle s’est réveillée en ayant encore les yeux rouges. De loin, nous vîmes Jim en grande discussion avec Anaïs. Il faisait de grands gestes et paraissait très énervé. A un moment, il tourna la tête et nous vit. Un sourire éclaira son visage et, oubliant Anaïs, il courut à notre rencontre. Il m’embrassa et fit la bise à Mélisse. Par chance, Anaïs ne le suivi pas et retourna voir son copain.

Nous passions de stand en stand et le visage de Mélisse devenait petit à petit plus ouvert. Nous étions en train de regarder une puce à incruster dans une plante pour savoir son mode de vie quand Anaïs, bras dessus, bras dessous avec sa “jumelle”, nous rejoint. Je vous avais dit que ses deux-là seraient collées l’une à l’autre ! Anaïs se moqua de Mélisse :

  • Tiens ! Tu t’es déguisée en panda ? Finalement, avec de grosses cernes noirs sous les yeux, tu n’es pas plus belle ! Tu es même horrible ! Mais bon ! Ça, on a l’habitude !

Non mais elle ne se gêne pas cette fille ! Du coin de l’œil, je vis les épaules de Mélisse s’affaisser et les points de Jim se crisper. Je compris alors que Mélisse, très susceptible depuis le décès de sa grand-mère, allait se mettre à pleurer. Je retenais ma main qui rêvait de claquer sur la joue d’Anaïs et dis :

  • Si le pot “deux en un, peinture et colle” pouvait nous lâcher, ce serait bien !
  • Comment ça “pot deux en un, peinture et colle” ?!!
  • Ben, vu la tonne de maquillage que tu mets, on n’est pas loin du pot de peinture et comme tu ne nous lâche pas d’une semelle, on n’est pas loin du pot de colle non plus !
  • Comment oses-tu ?!!!!!!
  • Il te suffit d’enlever l’option pot de colle à ta personne ce qui permettra à ton égo surdimensionné de ne plus être touché !

Je regardais Anaïs, les bras croisés. Mélisse lâcha alors d’un ton sanglant :

  • Maintenant dégage !
  • Ça va ! Calme-toi ! Je ne t’ai rien fait !
  • Tu ne m’as rien fait, tu en es sure ?

Pendant qu’elle parlait, Mélisse rapprochait son visage de celui d’Anaïs et ses yeux lançaient des éclairs.  Anaïs se reprit :

  • Oui, enfin, je t’ai juste dit clairement que tu étais moche !
  • Et toi tu t’es vu peut-être ? Si tu mets autant de maquillage, c’est que tu as des imperfections comme des rougeurs ou des cernes et que tu ne t’accepte pas comme tu es naturellement ! J’ai raison ?

Voyant qu’Anaïs hésitait, je renchéris :

  • En plus, Mélisse est très belle ! Plus que toi même avec du maquillage ! D’ailleurs on ne t’a jamais vu sans donc je ne peux pas juger ! En tout cas, tu ne nous rabaisse que pour te mettre en valeur et pour te sentir mieux dans ta peau ! Ça veut dire que, comme dit Mélisse, tu ne t’accepte pas comme tu es, tu as besoin de te sentir supérieure aux autres et tu veux tout ce que tu n’as pas ! Donc maintenant, fous-nous la paix ! Merci, au revoir !

Et je tournais les talons suivie par Jim et Mélisse. Elle avait pris une sacrée raclée cette peste !


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