CUSED III

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Aujourd’hui, nous sommes le mardi 5 septembre et je suis arrivée hier à CUSED. Il est 9h00. Les cours commencent la semaine prochaine, pour nous laisser le temps de nous réadapter.

Je venais juste de faire ma toilette quand on toqua à ma porte. Je regardais par la serrure et vis Jim, un plateau avec des croissants, du jus d’orange et du lait dans les mains. J’ouvris la porte et lui dis :

  • Merci ! C’est trop gentil !

Il posa le plateau à la cuisine et vint m’embrasser.

Nous n’eûmes même pas le temps de nous asseoir pour manger que quelqu’un toquait à la porte. Je regardais une nouvelle fois par la serrure et vis Anaïs. Jim me demanda :

  • C’est qui ?
  • Anaïs.

Il faillit s’étouffer et répéta :

  • Anaïs ?! Qu’est-ce qu’elle te veut encore celle-la ?! Je vais aller lui en toucher deux mots !

Il ouvrit la porte en me poussant légèrement pour qu’Anaïs ne me voit pas. Elle lui dit d’une voix mielleuse :

  • Salut chéri !
  • Depuis quand tu m’appelles chéri, toi ?!
  • Oh, arrête ! Il faut lui dire à Régi que tu sors avec moi et arrêter de te forcer à la fréqueter !

Je sortis de ma cachette et demandais :

  • Comment ça ?

Elle me répondit :

  • Ah oui c’est vrai ! Il ne t’a pas dit… En fait, pendant les vacances, il m’a invité à dormir chez lui et m’a embrassée. Depuis on sort ensemble. Mais comme ça lui ferait une mauvaise réputation de te plaquer pour une fille beaucoup plus intéressante que toi, il continue à te fréquenter… Mais bien sur, à chaque fois il se plaint de la journée qu’il a passé et viens dormir chez moi.
  • Hein ?!

J’étais abasourdie ! Jim s’emporta :

  • Mais qu’est-ce que tu raconte encore comme conneries ?! Tu ne veux pas me laisser tranquille deux secondes ?
  • Tu vois Régi, toi tu ne le connais pas du tout mais moi si ! Et je vois franchement qu’il essaie de t’embrouiller pour ne pas avoir d’ennui.

Je regardais Jim. Il me dit :

  • S’il te plaît Régi, tu ne vas tout de même pas la croire !
  • Tu as une preuve ?
  • Non…

Mes yeux commençaient à s’embuer de larmes et l’épine commençait à s’enfoncer de nouveau dans mon cœur. Je demandais très calmement à Jim.

  • Pourquoi est-ce que tu ne m’a rien dit ?
  • Mais rien dit de quoi ?!
  • Ne fais pas l’innocent !
  • Tu ne me fais donc pas confiance ? Tu ne te rends pas compte que cette pimbêche essaie de casser notre couple depuis le début ?
  • Non ! Ses propos sont tout à fait crédibles !

Anaïs s’impatienta :

  • Allez chéri ! Dépêche-toi ! Tu m’avais promis de demander une chambre pour nous deux.

Je déclarais alors en pleurant :

  • Dégagez ! Tous les deux !

Jim ne voulait pas partir, il me suppliait de le croire, mais j’en étais incapable ! Alors, je l’ai poussé en dehors de ma chambre et j’ai refermé la porte à clé.

Je découvris alors un objet très bizarre qui ressemblait à une paille à côté de mon croissant qui était arrivé là, comme par magie. Je le pris et me rendis compte que c’était presque invisible et que c’étais assez fin pour passer dans la serrure. Le tuyaux créait un angle droit et à l’angle, il y avait un miroir qui nous permettais d’espionner le gens mais aussi de les entendre ! Je pris alors l’objet pour espionner Jim et Anaïs dans le couloir.

  • Anaïs, je te hais de tout mon être ! Je n’ai qu’une envie : te prendre et te faire dégager sur une autre planète ! tu te rends compte de ce que tu viens de faire ?
  • Bien sur !

Il lui envoya une gifle et lui dit :

  • Je suis tomber dans tes griffes il y a quelques mois et j’ai réussis à m’en sortir. Mais sache que ça ne recommencera jamais ! Surtout après ce que tu viens de faire ! Je venais de trouver mon âme soeur, la seule personne qui me rende heureux et avec qui je m’épanouissais vraiment ! Alors si tu ne vas pas t’excuser tout de suite et dire la vérité à Régi sur le champs, je te promets que tu vas vraiment avoir de mauvaises surprises…

Alors, elle se retourna et revint sur ses pas ? Elle n’eut pas le temps de toquer que j’ouvrais la porte et lui donnais une bonne claque.

  • Aïeeeee ! Mais pour qui tu te prends ?!

Elle allait me donner un coup de point que je ne pouvais éviter quand Jim lui bloqua le bras. Elle dit avec un rictus :

  • Tu vois, il ne veux pas que je me salisse les mains !

Il lui envoya une nouvelle baffe et lui dit :

  • T’as des problèmes de compréhension ou quoi ?
  • Ah oui ! Régi ce que j’ai dis…

Elle n’eut pas le temps de terminer sa phrase que je sautais au cou de Jim. Je sentis ses épaules se détendre et ses bras m’entourèrent, comme pour me protéger et me garder… Je m’excusais, tout en étant dans ses bras :

  • Je suis désolée… Sincèrement désolée… J’aurais dû t’écouter…
  • Mais non ! C’est moi ! J’aurais dû être plus clair avec cette em…euse dès le début !

Il m’entraîna dans la chambre et referma la porte au nez d’Anaïs. Il me dit alors à l’oreille :

  • Je t’aime Régi. Et personne ne pourra changer ça…

L’épine s’enleva définitivement de mon cœur…


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